Cher Nicolas,
En deux ans, avant son enterrement programmé, l’usine Lormauto d’Argences a reçu la visite de centaines de personnes animées par des convictions écologiques certes, mais surtout économiques. Car si l’argument environnemental est souvent mis en avant, c’est surtout l’économie qui suscite l’intérêt pour des véhicules électriques durables : ils réduisent considérablement le coût d’usage (TCO), notamment pour les flottes professionnelles.
Pourtant, feuilletant les catalogues des géants européens — oui, y compris Stellantis, dont vous portez la casquette d’administrateur — on cherche en vain LE modèle qui tiendrait la distance et le budget en respectant nos industries. Cette absence n’est pas un détail : c’est le verrou qui freine la transition électrique là où elle compte le plus.
Avec une Lormauto, une entreprise ou un professionnel roulant 10 000 km par an peut bénéficier d’un coût complet de 0,25 € TTC/km (financement, entretien, énergie, assurance) contre environ 0,45 €/km en thermique. Ce tarif imbattable facilite non seulement la budgétisation, mais il encourage aussi la conversion rapide des flottes thermiques.
Parmi les structures les plus dépendantes d’une mobilité fiable et économique figurent celles du médicosocial. En France, on dénombre près de 100 000 infirmières libérales et 500 000 aides à domicile. Pour les accompagner, plusieurs milliers d’associations et d’entreprises (SAAD, HAD, SSIAD… et autres) gèrent des réseaux très répartis.
Aussi, quand vos services nous parlent à leur sujet de "marché marginal", évoquent-ils leur nombre ou la considération qu'il convient de leur apporter ?
Certes, on pourrait croire ces sujets bien éloignés de l'innovation et de l'entreprenariat au développement desquels vous êtes si attaché. Et pourtant...
Avez-vous eu la chance d'échanger avec Dominique PON de l'importance du numérique dans la gestion des activités sanitaires et médicaux-sociales ? Passionnant, visionnaire, et tellement indispensable pour gérer l'abîme démographique vers laquelle nous courons.
Et connaissez-vous l'association Pierre NOAL ? Tout me pousse à croire que non. Leur projet global de « bien vivre et bien vieillir » qui est déjà une réalité: formation, accueil, gestion et équipements dans des zones désertées par la médecine de ville.
Pour pouvoir mener à bien leurs missions, leurs salariés ont besoin d'une mobilité à laquelle seule répond exactement une proposition comme Lormauto.
Réaliser ce que ces structures réalisent témoigne de qualités de gestionnaires exceptionnelles. C'est peut-être pour cela qu'ils font partie des structures qui ont affirmé leur souhait d'investir dans Lormauto pour garantir la disponibilité des milliers de véhicules nécessaires à leur activité.
Pourquoi donc, dès lors, vos services ont-ils considéré que ce n'étaient "pas des investisseurs crédibles" (SIC) ?
Certains me disent que c'est une volonté des constructeurs d'étouffer l'arrivée sur le marché de véhicules électriques accessibles et réparables. Vous y croyez, vous ? Moi, j'ai du mal. Les dégâts collectifs occasionnés seraient tellement supérieurs au bénéfices individuels...
En tous cas votre avis m'intéresse.
Le temps s'est rafraîchi cette semaine, espérons que nous retrouverons le soleil la semaine prochaine.
Bien à vous,
Franck
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